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Historique de l'École militaire de Strasbourg

L'École militaire de Strasbourg (EMS) était une école militaire française, créée en 1945 et dissoute en 1985, installée à Strasbourg (Bas-Rhin) à partir de 1946.

Le 10 février 1945, le général d'armée de LATTRE de TASSIGNY, Commandant en chef de la 1ère Armée française, réunit des officiers de tous grades et de toutes armes, à MULHOUSE. Après un bref rappel de ce que fut hier, il leur fait part de son intention de donner à la France une armée aux dimensions de ses nouveaux devoirs. Il faut des chefs jeunes et enthousiastes qui seront choisis parmi les hommes de la 1ère  Armée Française et des Forces françaises de l'Intérieur.

Jean de Lattre de Tassigny

L'École de ROUFFACH

En une semaine (en février 1945), une école de cadres est mise sur pied à ROUFFACH et accueille, de février à juin 1945, cinq mille stagiaires de toutes origines dont la plupart, après un entraînement vigoureux, prend encore part au franchissement du Rhin et à la campagne d'Allemagne.

Archive à lire : pdfL'Ecole de Cadres de Rouffach - Février à Avril 1945 par le Général de Corps d'Armée GANDOËT

De ROUFFACH à STRASBOURG

Après l'armistice, le général crée sept nouvelles écoles de Cadres. Mais ROUFFACH reste « Ecole Témoin », et le 15 août 1946, est transférée à l'Esplanade à STRASBOURG.

Les stages interarmes et d'information se poursuivent. Paralèlement l'école se consacre à la formation de jeunes moniteurs d'éducation physique.

École des Sous-Officiers

Le 15 août 1947, l'école prend le nom d'« Ecole des Sous-Officiers ». Les stages restent inter-armes; ils s'adressent non plus aux Cadres d'active, mais aux E.O.R. et E.S.O.R. Le Centre préparatoire à l'Ecole Spéciale Militaire Interarmes qui s'adresse aux Sous_Officiers d'active commence avec un nombre restreint d'élèves. L'année 1949 marque la fin de l'action directe du général, rappelé à d'autres fonctions. Entre 1949 et 1959, l'école poursuit sa tâche et fournit plus de deux mille huit cents élèves officiers. Pour se présenter au concours interne de l'ESMIA, les sous-officiers doivent respecter des critères d’admission après un avis favorable de leur chef de corps. En 1950, les candidats doivent avoir au minimum un an de grade de sous-officier, avoir moins de 26 ans, être lié au service au moins jusqu’au 31 décembre de l’année suivant celle du concours et posséder l’aptitude physique requise pour l’entrée à l’École. Plusieurs dispositions sont prises pour ne pas désavantager les sous-officiers mutés en Indochine. Leur séjour en théâtre d’opération n’est pas écourté mais les candidats peuvent s’inscrire sur place aux listes des concours suivants et qui correspondent à l’année de leur rapatriement. Les sous-officiers en instance de mutation en Extrême-Orient et à Madagascar peuvent demander un sursis de départ s’ils sont retenus dans les listes. Les concours se déroulent à l’École militaire de Strasbourg pour les candidats présents en métropole ou dans les territoires occupés d’Allemagne et d’Autriche, et à l’École de Cherchell en Algérie pour les territoires d’Afrique. Les admissibles passent les oraux à Strasbourg. Environ 250 places sont réservés aux élèves de la « division corps de troupe ». Les candidats désirant préparer les épreuves du concours effectuent leur préparation à l’École militaire de Strasbourg, au sein du peloton préparation à l’École spéciale militaire interarmes (PPESMIA) entre octobre et juin de l’année scolaire du concours, qui se déroule en octobre.

Les séries qui ont été à l'Ecole des Sous-Officiers de Strasbourg avant que l'ESOS devienne l'EMS étaient les séries 19, 20, 21 et 22.

Note: Ceci est un extrait des 8 premières pages du livre d'instruction de l'ESOS. Il comporte plusieurs livrets : Instruction morale; instruction d'armes, instruction militaire, tir, combat, armement, topographie, explosifs, mines et pièges, transmissions, éduction physique, sports, parcours, ... Les pages présentées sont relatives à la première partie du livre sur l'instruction morale.

Admis au concours 

Les admis au concours rejoignent le site de saint-Cyr Coêtquidanr en Betagne Coëtquidan en même temps que les élèves du concours direct pour une scolarité de deux ans, puis d’un an à partir de 1951. Ils suivent la même instruction que les Saint-Cyriens.

 

Source :" Instructions relatives au concours d’admission à l’École spéciale militaire interarmes (Concours des corps de troupe), Paris, Lavauzelle, 1950"

L'ÉCOLE MILITAIRE DE STRASBOURG

Le 15 novembre 1958, l'Ecole des Sous-Officiers prend l'appellation : ÉCOLE MILITAIRE DE STRASBOURG

La première des séries de l'EMS a été la 23e série qui a donné la promotion ESMIA Jeanpierre. Depuis 1959, elle se consacre principalement à la préparation des candidats à l'Ecole Spéciale Militaire Interarmes (Division Corps de Troupe) via le Peloton Préparatoire à l'Ecole Spéciale Militaire Interarmes (PPESMIA). Elle prépare également des élèves au «Concours Unique des Services» et au «Concours des Ecoles d'Armes».

Le 21 septembre 1959, l'Ecole Militaire de Strasbourg quitte l'Esplanade et emménage dans l'ancienne « Caserne Stirn » qui, remise à neuf et complétée par de nouvelles installations modernes, permet d'instruire les élèves dans un cadre digne de candidats officiers.

PPESMIA

Depuis la rentrée scolaire de 1960, une mission supplémentaire lui est fixée : préparer à l'E.M.I.A. des sous-officiers africains et malgaches servant soit au titre de l'Armée Française, soit au titre des Républiques africaines ou malgache. 

Concours d'entrée à l'EMIA

A la rentrée de 1962, une expérience s’ouvre avec la création d’un deuxième peloton préparatoire dont les élèves sont recrutés après sélection parmi les candidats civils et militaires titulaires du baccalauréat.

L'organisation comprend :

  • le PPEMIA N° 1 (formule traditionnelle) à six brigades de deux Sections,
  • le PPEMIA N° 2 (formule expérimentale) à deux Brigades de trois Sections groupant des candidats militaires et civils admis sur titres,
  • une Section de candidats militaires à l'École Spéciale Militaire (Division Saint-Cyr) qui suivent les cours de la Corniche au Lycée Kléber.

Un certain nombre d’élèves du PPESMIA 1 ayant échoué au concours de juin 1964 redoubleront leur préparation et passeront le concours 1965 avec les élèves du nouveau PPESMIA 1 et ceux du PPESMIA 2. Ce sont plus de quatre cent cinquante candidats qui présenteront en mai et juin 1965, le concours d’entrée à l'EMIA. Cent soixante-treize seront admis à rejoindre Coëtquidan auxquels s’ajouteront quelques stagiaires étrangers (vingt-cinq Africains et Malgaches) admis sur titre ou après un concours spécifique. (Extraits site de la promotion Cinquentenaire de Verdun).

Par arrêté ministériel en date du 9 juin 1964 l'école fait désormais partie des écoles militaires comportant des classes préparatoires aux «Grandes Ecoles» et reçoit application du décret du 8 juillet 1963.

La fin de l'Ecole Militaire de Strasbourg

Depuis 40 ans, l'Ecole Militaire de Strasbourg préparait pendant un an  les futurs élèves officiers qui terminaient leur formation en seconde année à Saint-Cyr Coëtquidan. La 48e série de l'EMS était présente à Strasbourg en 1984-1985. Ce sera la dernière série qui réalisera sa première année de formation militaire à Strasbourg. La future promotion Lieutenant Lhuillier (25e promotion EMIA) sera donc la dernière promotion à réaliser une seule année à Saint-Cyr Coëtquidan. La 26e promotion EMIA, la DALAT sera la première promotion EMIA à faire deux ans d'études à Saint-Cyr Coëtquidan. 

pdfDécouvrez la présentation "(11.23 Mo) réalisée dans le cadre de la fermeture de l'EMS...


Comment entrer à l'EMS en 1973