Back to Top

Insignes des promotions EMIA d'après l'étude de Pierre Lang réalisée avec la contribution déterminante d’Alain Pellegrini

Depuis la création de l’EMIA, chacune promotion porte un nom de baptême ... Ce nom est donné à la promotion à la cérémonie du Triomphe qui suit son entrée à l’Ecole soit à environ 11 mois après son incorporation.

Jusqu’en 1953, les élèves-officiers de recrutement semi-direct ont appartenu à une promotion de l’EMIA de Coëtquidan ou à une promotion de l’ESMIA dont ils constituaient le 3e Bataillon. Il n’y donc pas eu de nom de promotion spécifique.

Ce n’est qu’avec la Promotion « Capitaine Bourgin » (1961-1962) que l’EMIA fur recréée et donc que les promotions se dotèrent d’un insigne spécifique.

Il est à noter que la première promotion qui fit homologuer son insigne par le Service Historique de l’Armée de Terre (SHAT) fut la promotion « Cinquantenaire de Verdun » (1965-1966).

L’insigne de l’EMIA

Cet insigne est porté par les élèves-officiers jusqu’au jour de leur baptême.

insigne EMIA

Le nom et l’insigne de promotion

Toutes les promotions ont eu un insigne.

L’annexe 1 répertorie les noms choisis par celles-ci. Le choix s’est porté :

  • pour 47 d’entre elles sur le nom d’un parrain
  • pour 12 sur un événement particulier de l’histoire militaire française
  • pour 7 sur un lieu de bataille, mais on peut aussi comprendre ceux qui sont tombés sur ce lieu
  • pour 3 sur un nom collectif (par exemple « Ceux d’Afghanistan »

Les faces avers de tous les insignes ont ou peuvent avoir des éléments communs :

  • l’épée dite « haute », car la pointe en haut, est le symbole d’une école d’officier
  • le grade et le nom du parrain sont systématiquement indiqués.
  • la ou les décorations obtenues par le parrain peuvent apparaitre. Pour la Légion d’Honneur (la croix et plus rarement le ruban matérialisé par une bande rouge).
  • Si le parrain a été élevé à la distinction de Maréchal ou s’il a été officier général son grade peut être matérialisé par des étoiles.
  • certains ont, en tout ou partie, un fond de couleur bleu ciel, couleur des écoles de cadres ou un fond qui rappelle l’arme d’appartenance. Pour les Troupes Coloniales ou de Marine, c’est la couleur bleu foncé.

Les dos des insignes comportent les indications suivantes :

  • le numéro d’homologation (G ….)
  • le nom du fabricant

Peuvent également figurer

  • dans un cartouche, le numéro d’identification de la personne à qui il a été remis.
  • la date du baptême de la promotion.
  • une devise ou une phrase emblématique du parrain choisi

Exemple de l’insigne de la Promotion Colonel Guéguen

Insigne de la promotion Gueguen

 

 Gueguen 002

Procédure d’homologation

Comme tous les autres insignes de l’Armée de terre, ceux des promotions de l’EMIA doivent être homologués par le Service Historique de la défense / Section de la Symbolique Militaire / Armée de terre et services Communs.

Le dossier envoyé par l’EMIA n’est pas formaté. La demande proprement dite présentée par le général commandant les Ecoles de Coëtquidan est toujours accompagnée d’un croquis de l’insigne, d’une fiche explicitant la symbolique et des points de repère sur la carrière du parrain. Ces éléments sont destinés à permettre à l’autorité chargée de l’homologation de juger de la recevabilité du projet présenté au regard de critères héraldiques, historiques, esthétiques et de faisabilité par une maison de fabrication d’insignes.

En pratique, l’envoi de la demande est presque toujours précédé d’un dialogue en amont entre le bureau des élèves de la promotion (plus rarement par la hiérarchie) et le département du Service Historique de la Défense chargé de la Symbolique militaire.

A l’issue du processus, le SHD homologue l’insigne et fait paraître une décision d’homologation. Celle-ci comporte une description héraldique que cette étude reprendra pour chacun des insignes présentés.

Cette description comporte des termes qui ne sont plus connus aujourd’hui. L’annexe 3 fournit quelques définitions nécessaires à sa compréhension.

A titre d’exemple et pour comprendre le processus, on trouvera en annexe 2 l’exemple de la promotion « Capitaine Biancamaria ».

Mais, place à la présentation des insignes des promotions en lien avec les Troupes Coloniales ou le Troupes de Marine.

Insignes des promotions en lien avec les Troupes Coloniales ou le Troupes de Marine

Un certain nombre d’insignes de promotion de l’EMIA portent une Ancre d’Or. Sa présence peut avoir deux significations :

  • Soit que le parrain choisi par les élèves-officiers de ces promotion a accompli la totalité, ou une partie, de ses services dans les Troupes Coloniales  (jusqu’à 1958) ou les Troupes de Marine.
  • Soit que la promotion veut tirer son identité d’un événement de l’histoire militaire française auquel les Troupes Coloniales ont participé

Le but de cet étude est :

  • de répertorier et de présenter les insignes répondant aux critères ci-dessus et sur lesquels, sauf exception, figure une ancre de marine ;
  • de présenter l’insigne de ces promotions 
  • d’expliciter les raisons du choix des élèves-officiers ;
  • le cas échéant, de présenter le ou les insignes colos qui apparaissent en tout ou partie sur l’insigne de la promotion.

...

Comme dans tout répertoire de ce type, il a fallu opérer des choix.

Ont été retenues dans cette étude les promotions, et donc l’insigne correspondant :

  • qui ont un parrain authentiquement colonial ou TdM 
  • qui ont un parrain qui n’appartenait pas à la Coloniale ou aux TdM mais qui y a servi pendant une période de sa carrière ET dont l’insigne comporte soit un insigne d’une formation coloniale soit une l’ancre qui caractérise l’Arme.


    L’exemple-type de cette catégorie est la promotion de l’EMIA « Capitaine Maine ». Celui-ci fit l’essentiel de sa carrière dans l’Infanterie d’Afrique puis dans la Légion Etrangère.

    Il prit part à la Guerre de 1870 dans les rangs 3e Régiment d’Infanterie de Marine, ce qui l’amena à participer aux combats de Bazeilles.

    A ce titre, l’insigne de la promotion dont il est le parrain comporte un bras de l’ancre coloniale.

 

PUCELLE EMIA33 
  • dont le nom se rapporte manifestement à un fait d’armes où participèrent de manière numériquement significative des formations des Troupes Coloniales ou des Troupes de Marine ET dont l’insigne comporte l’ancre caractéristique de l’Arme.

    L’exemple pour cette catégorie est celui de la promotion « Combats de Tu-Lé ».
 PUCELLE EMIA32

Découvrez la suite de l'analyse dans l'étude complète publiée ci-après. Chaque insigne est analysé de la page 6 à la page 24.

Vous trouverez également

  • En pdfannexe 1, le répertoire des promotions EMIA avec en rouge les promotions dont le parrain est colo et/ou dont l’insigne comporte une ancre de marine.
  • En pdfannexe 2, le processus de création d’un insigne jusqu'à son homologation avec le cas de la Promotion Capitaine Biancamaria.

Étude complète à feuilleter en plein écran