Promotion Général FRÈRE
ESMIA / 1948-1950
11e série - 135e promotion de Saint-Cyr - 4e promotion ESMIA
Commandant de bataillon - Cba Jean-Pierre Kretz
Père Système - Slt Maurice Bonnefond
Major de promotion - Slt Roger Bonijoly

Portrait du général Aubert Frère (1881-1944), 1935
(C) Paris - Musée de l'Armée, Dist. GrandPalaisRmn / Emilie Cambier
Effectif de la promotion
L'amalgame désiré par le Commandement - et accueilli sans réserve - mêlait 253 élèves issus des Corniches et 188 issus des Corps de Troupe pour former une Promotion de 441 élèves, auxquels il faut ajouter 10 officiers Luxembourgeois. 58 officiers de la promotion sont morts pour la France.
Rappel historique
La deuxième guerre mondiale a été pour la France un cataclysme qui a bouleversé la vie nationale dans tous les domaines. La défaite, suivie de l'occupation de la moitié Nord de notre Pays par les Allemands, a eu pour conséquence la réduction des effectifs de l'Armée française à moins de 100.000 hommes au sein d'une armée dite "de l'Armistice", dépourvue d'armes lourdes et stationnée en zone libre : zone Sud, non occupée. SAINT-CYR se trouvant en zone occupée, la formation des futurs Officiers fut confiée à une Ecole installée à AIX EN PROVENCE où furent formées les Promos : Maréchal Pétain (40-42) et Charles de Foucauld (41-42) et MALVERN (Angleterre) où furent formées les Promos Cadets de la France Libre (de 41 à 44). La formation de la Promotion Croix de Provence débuta en Octobre 1942 à Aix en Provence mais celle-ci fut interrompue par l'invasion de la Zone Sud en Novembre 1942. La relève fut prise, en Algérie, par l'Ecole de CHERCHELL où furent formées les Promotions Veille au Drapeau (43) et Rome et Strasbourg (44). Les Combats de la Libération s'étant accompagnés de violents bombardements qui détruisirent (Juin-Juillet 44) les bâtiments du "Vieux Bahut" à SAINT-CYR L'ECOLE, les Promotions "Croix de Provence", "Veille au Drapeau" et "Rome et Strasbourg" furent partiellement regroupées, pour recevoir un complément de formation - en Mai-Juin1945 - au camp de COETQUIDAN où avait été transférée l'ECOLE MILITAIRE INTERARMES [E.M.I.A.] de Cherchell. Celle-ci devait, peu après, prendre le nom d'ECOLE SPECIALE MILITAIRE INTERARMES [E.S.M.I.A.]
Le Général de LATTRE s'employait alors à réaliser au sein de l'Armée française en cours de "reconstitution" l'amalgame des divers éléments qui la composaient : 1ère Armée, Division LECLERC et Forces de l'Intérieur issues de la Résistance. Un amalgame paraissait également nécessaire pour former dans un même moule les futurs Officiers qui devaient encadrer cette nouvelle Armée. L'Ecole Spéciale Militaire réalisa la fusion des deux recrutements, celui des Corniches et celui des Corps de Troupe confirmant ainsi sa nouvelle vocation interarmes.
PROMOTION GENERAL FRÈRE
Le Commandement n'eut aucun mal à nous convaincre qu'il convenait d'honorer une grande figure de la RESISTANCE. Le Général BONDIS, Commandant l'Ecole et le Colonel LABADIE, Commandant le Groupe des Bataillons organisèrent des conférences pour nous faire connaître celui qui devait donner son nom à notre Promotion. Le Général WEYGAND lui a consacré un livre remarquable intitulé : "Le Général FRÈRE - Un Chef - Un Héros - Un Martyr". Ce livre retrace parfaitement la carrière prestigieuse de celui qui, après avoir été formé en Afrique par LYAUTEY, devait s'illustrer au cours de la première guerre mondiale -particulièrement à la tête d'un Bataillon du 1er Régiment de Ligne et du 6ème Bataillon de Chasseurs- totalisant dix citations et trois blessures. Entre les deux guerres il commanda l'Ecole Spéciale Militaire de SAINT-CYR et devait y laisser une profonde empreinte. Précurseur méconnu, il avait également commandé l'Ecole des Chars préconisant l'emploi de cette arme dont les Allemands devaient si bien se servir. Nommé - en pleine offensive allemande, en Mai 1940 - Commandant de la 7ème Armée, il ramena celle-ci, sans débâcle honteuse, après de rudes combats. De toutes ses forces, il devait s'acharner ensuite à mobiliser les énergies pour préparer la reprise des combats contre les Allemands. Après l'invasion de la zone Sud, il devint enfin le premier Chef de l'Organisation de Résistance de l'Armée. Il fut arrêté, ainsi que son épouse, par la Gestapo et déporté au camp de représailles du STRUTHOF où il devait mourir de souffrances et d'épuisement. Sa devise "J'OBEIS D'AMITIE" fut tout naturellement adoptée par la Promotion qui porte son nom. Les membres de celle-ci s'efforcèrent - tout au long de leur carrière - de la mettre en pratique. Elle figure sur l'insigne de Promo.
Chronologie de la promotion
- 7 août 1949 : Baptême de la promotion "Général Frère" durant le Triomphe de la promotion "Rhin et Danube".
- 11 juin 1950 : La promotion participe à l'inauguration du nouveau monument aux Morts de Saint-Cyr dans les ruines du "Vieux Bahut" par le Président de la République, Monsieur Vincent Auriol.Il épingle le Croix de Guerre 1939-1945 avec palme à la cravate du Drapeau de l'École de Saint-Cyr.
- 30 juillet 1950 : Cérémonies du Triomphe de la promotion "Général Frère" et Baptême de la promotion "Garigliano" en présence du Secrétaire d'État aux Forces Armées-Guerre, accomapgné du Général Linares, commandant de la 3e Région Miltaire.
- 13 août 1950 : La promotion Général Frère quitte coëtquidan. Ce sont les nouveaux pékin du bahut .
MORTS POUR LA FRANCE
Sur les 439 élèves sortants, 60 d'entre eux allaint tomber au Champ d'hOnneur en Extrême-Orient et en Afrique du Nord.

