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Promotion Général LAPERRINE
1956-1958

20e série de l'EMS - 143e promotion de Saint-Cyr - 12e promotion ESMIA

Commandant de l'École - Général André JANNOT  

Effectif de la promotion

La promotion Général LAPERRINE comptait, au jour de sa naissance, 434 Élèves-officiers. 27 officiers sont morts pour la France, tous tombés en Algérie.

Marque de promotion

La marque profonde de la promotion "Laperrine" fut l'union de deux Bataillons Cyr et Interarmes sous le même nom à la sortie de l'École. Dans les promotions précédentes, les Élèves de la divison I.A. étaient baptisés en même temps que les Cyrards du 2e Bataillon. Les uns partaient donc en application pendant que les autres faisaient leur deuxième année. Aussi était-il difficile de créer quelques esprit de corps, les Bataillons n'ayant jamais eu l'occasion de vivre ensemble.

Comme leurs anciens, les Elèves-Officiers de la promotion "Laperrine" connurent, après deux mois de bahutage intensif, le rude entraînement préparatoire à l'Algérie. Ils coisirent leur arme six mois avant la fin du stage et furent alors instruits en Copagnie d'Arme. Les fantassins, notamment, y donnèrent le meilleur d'eux-mêmes au cours de durs rallies mortier et mitrailleuse.

Mais "Laperrine" aurait connu le sort des promotions précédentes si elle n'avait vécu trois expriences particulières :

  • Incorporée en plein période de décolonosation, elle compta dans ses rangs, 25 élèves tunisiens et, pendnat les premiers mois d'Ecole partagea le camp et les terrains de manoeuvre avec un bataillon d'élèves marocains.
  • En deuxième année, les Elèves connurent une pèriode d'enthousiasme, le 13 mai 1958 ayant insufflé un espoir nouveau dans le coeur des futurs chefs de section.
  • Enfin, pour la première fois, les Élèves de l'E.S.M. et Élèves I.A. (à l'époque 2e Bataillon) portèrent le même nom de promotion pour partir en Ecoles d'Application.

Souvenir du Lieutenant-Colonel BERTIN - Promotion Laperrine

 

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Le destin saharien du Général LAPERRINE, natif de Castelnaudary

Né le 29 septembre 1860 à Castelnaudary, Marie Joseph François Henri Laperrine d'Hautpoul, dit Henri Laperrine, fut une figure marquante de l'armée française, intimement liée à l'histoire de l'exploration et de la pacification du Sahara au début du XXe siècle. Sa vie, de ses débuts militaires à sa fin tragique dans le désert, illustre le parcours d'un officier d'exception, créateur des compagnies méharistes.

Issu d'une famille de l'Aude, il choisit très tôt la carrière des armes en intégrant la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr. Attiré par l'Afrique, il y effectuera la majeure partie de sa carrière. Dès ses premières affectations, il se distingue dans le Sud-Oranais et au Soudan.

C'est au Sahara que le nom de Laperrine entre dans l'histoire. Comprenant la nécessité d'adapter les méthodes militaires aux immensités désertiques, il fut le grand organisateur et le premier commandant des compagnies sahariennes. Ces unités légères et mobiles, montées sur des dromadaires (méharis), révolutionnèrent la présence française dans le désert, permettant d'établir des liens avec les populations nomades et d'assurer une sécurité relative sur de vastes territoires. Son action lui valut le surnom de "Saharissime".

Au cours de ses missions, il noua une amitié profonde et respectueuse avec Charles de Foucauld. Les deux hommes, le militaire et l'ermite, partageaient une même passion pour le Sahara et ses habitants, bien que leurs objectifs fussent différents : l'un visant l'intégration à la France, l'autre l'évangélisation.

Durant la Première Guerre mondiale, le général Laperrine fut rappelé en France où il commanda une brigade de dragons. Mais son expertise saharienne était trop précieuse. En 1917, le maréchal Lyautey lui confia le commandement supérieur des territoires sahariens.

Visionnaire, il fut l'un des pionniers de l'aviation saharienne. C'est au cours de la première tentative de traversée du Sahara par les airs qu'il trouva la mort. Le 18 février 1920, son avion, un Breguet XIV, décolla de Tamanrasset. Égaré et à court de carburant, l'appareil capota lors d'un atterrissage forcé dans le Tanezrouft, une des régions les plus hostiles du désert. Grièvement blessé, le général Laperrine succomba d'épuisement le 5 mars 1920, après avoir ordonné à ses deux compagnons, indemnes, de l'abandonner pour tenter de sauver leur vie. Ils seront secourus quelques jours plus tard.

Initialement inhumé sur place, son corps fut transféré à Tamanrasset, aux côtés de son ami Charles de Foucauld, avant de rejoindre le tombeau familial à Carcassonne en 1963. Le général Laperrine était Grand officier de la Légion d'honneur et titulaire de nombreuses décorations, dont la Croix de guerre 1914-1918 et la Médaille coloniale. Son héritage perdure à travers le souvenir des compagnies méharistes et son nom reste indissociable de l'histoire du Sahara.

Journal des marches et opérations de l'ESMIA d'octobre 1956 à juillet 1958

 

 

Les brigades de la P.P.E.S.M.I.A.  Strasbourg