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Promotion Valmy

EMIA 28 / 1988-1990

 

 

   

Effectif de la promotion

La 28e promotion de l'E.M.I.A. comptait 208 élèves-officiers dont 3 étrangers.

Origine du nom de Promotion

La promotion rejoint Coëtquidan dans les tout premiers jours de septembre 1988. Courant décembre, alors que les élèves commencent à réfléchir au nom de baptême qui leur sera donné lors du triomphe des écoles en juillet 1989, les premiers indices d’une implication directe du commandement dans ce choix, dans un contexte de commémoration du bicentenaire de la révolution de 1789, émergent. Dès le début 1989, le nom de Valmy est attribué à la promotion. Malgré ce non-choix, elle s’attache à le valoriser. C’est celui d’une bataille à laquelle Goethe assista et dont il a pu dire « de ce lieu et de cette heure datent une ère nouvelle dans l’histoire du monde ». Les sous-lieutenants découvrent qu’en ce lieu se forgea l’amalgame entre la vieille armée royale et les conscrits issus des levées de l’été 1792, auquel fera écho, 152 ans plus tard, celui entre Français libres et jeunes de la métropole pour achever la libération du pays. L’insigne de la promotion fait mémoire de cet événement fondateur : il se compose pour l’essentiel d’un demi-habit d’officier du Régiment Royal des Vaisseaux (actuel 43ème RI), présent à la bataille, et d’un canon de Gribeauval, commémorant la canonnade décisive de ce jour.

Extrait de la revue N° 177 de l'Epaulette

La bataille de Valmy - Contexte historique

La bataille de Valmy est la première victoire décisive de l’armée française pendant les guerres de la Révolution ayant suivi le renversement de la monarchie des Bourbons. La bataille de Valmy a eu lieu, en Champagne, le 20 septembre 1792. Elle a opposé la France à la Prusse et à l’Autriche. C’est la première victoire française depuis la déclaration de la guerre en avril 1792. Cette victoire arrête l’invasion de la France par les Austro-prussiens.

L’armée française sous les ordres de Kellermann, occupe la petite butte de Valmy dominé par son moulin, faisant face aux prussiens, à l’ouest. Le 20 septembre 1792, au lever du jour, l’avant-garde prussienne tente de descendre la vallée de la Brionne en direction du village de Hans mais est attaquée par l’avant garde française. Elle riposte au hasard et attend le gros des troupes. Sur la gauche des Français le général Chasot tente de s’emparer de la butte de la Lune où se trouve le Quartier Général du duc de Brunswick. C’est un échec.

À dix heures les 58 canons de l’artillerie prussienne ouvrent le feu sur toute la ligne de bataille. Le soleil qui perce enfin le brouillard permet de découvrir sur les pentes de la butte de Valmy l’armée de Kellermann qui loin d’être effrayée attend de pieds fermes. Les soldats français brandissent leur chapeau à la pointe de leur sabre ou de leur baïonnette en criant «Vive la France ! Vive la Nation !». L’artillerie française donne de la voix mais de part et d’autre la canonnade fait peu de dégâts car la distance est trop importante. Les nobles français émigrés qui accompagnent l’armée prussienne lui avaient assuré que les Français s’enfuiraient aux premiers coups de canons. Il va falloir livrer une vraie bataille. Trois colonnes prussiennes partent à l’assaut du village de Valmy, à l’attaque du moulin et en direction du village d’Orbeval. Malgré l’entrée en scène de l’impressionnante infanterie prussienne les Français restent sur place. L’artillerie française commence à décimer les troupes prussiennes désormais à sa portée.

Cependant, étant très exposés les Français abandonnent la butte de Valmy et se positionnent un peu plus à l’est derrière la rivière Auvre. Le 22 septembre les prussiens s’emparent de la butte et s’y retranchent. Mais la situation sanitaire et alimentaire est désastreuse pour eux. Ils obtiennent une suspension des combats de six jours. Le roi de Prusse comprend, qu’avec une armée si diminuée, il serait aventureux de continuer à marcher sur Paris, d’autant que des armées françaises renforcées par des volontaires accourus des villes proches sont en train d’être formées autour de Châlons et de Reims.

Le roi de Prusse est aussi inquiet des nouvelles qui lui parviennent de l’Est de l’Europe, où les Russes et les Autrichiens sont en train de préparer un partage de la Pologne dont il aimerait bien avoir un morceau. Aussi les prussiens négocient-ils une retraite avec les Français. Le Ier octobre les prussiens abandonnent la butte de Valmy. Ils franchissent la frontière le 29 octobre.

La bataille de Valmy aurait fait environ 500 morts. Elle a été surtout une canonnade. Mais les prussiens préfèrent abandonner le terrain. La victoire française est surtout psychologique : l’armée prussienne, formée de soldats professionnels et considérée alors comme la meilleure armée d’Europe, a dû reculer devant une armée où nombre de combattants étaient des Volontaires (c’est-à-dire des civils récemment enrôlés). C’est la première victoire de la France révolutionnaire.

 

Triomphe du 22 juillet 1990

Extrait de la plaquette annuelle des Promotions de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, de l'Ecole Militaire Interarmes, de l'Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif et du Bataillon des Elèves Officiers de Réserve.