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La statue "La France" - Musée du Souvenir

 

franceLa statue "La France" réalisée par Antoine Bourdelle est le monument aux morts des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan.  Elle est exposée au Musée du Souvenir des écoles. Chaque militaire se doit de la saluer en signe de respect en entrant au musée.

Le projet initial

Le projet de cette statue a vu le jour pour "remercier les Etats-Unis de leur intervention dans la guerre de 1914-1918, le gouvernement français voulait élever une statue colossale commémorant cet événement". L'emplacement choisi fut la Pointe de la Grave. La statue devait être placée devant une tour de 100 mètres de haut confiée à l'architecte Ventre, cette dernière devait être couronnée par un phare. Les crédits furent totalement absorbés par la construction de la tour et la statue colossale ne fut jamais réalisée. Suite à l'abandon de ce projet, faute de crédits suffisants, Antoine Bourdelle a utilisé la maquette, réalisée en 1923, pour la réalisation du Monument aux Morts de la guerre de 14-18 à Montauban dont il avait reçu la commande.

Son parcours jusqu'au musée du souvenir

L'exemplaire du musée du souvenir se trouvait dans le jardin d'Essai devant le Musée National d'Alger depuis 1930. Il est resté au musée d'Alger jusqu'en 1962. Malheureusement, cette oeuvre a été plastiquée par un commando de l'OAS le 27 novembre 1961. Cet attentat était signé à la base de la statue. C'est d'ailleurs cette partie qui a été la plus endommagée. En 1966, la statue est retrouvée en plusieurs morceaux et à l'abandon dans une ferme de la Mitidja. Ce chef d'oeuvre  été restitué à la France en 1966, ce qui a permis d'entamer une campagne de restauration de cette oeuvre mutilée et incomplète et de l'inaugurer dès le 15 janvier 1967 dans le sanctuaire au sein du Musée du Souvenir

Analyse de "La France" d'Antoine Bourdelle

"La France" est un bronze et doit être de la fonte n°3 réalisé par le fondeur Rudier. Initialement, elle faisait 9 mètres de haut : du soubassement jusqu'à la pointe de sa lance. La femme représentant "La France" est personnifiée sous les traits de la déesse Athéna. Cette allégorie se présente débout, de face, la main gauche en visière, elle regarde au loin. Elle porte différents éléments porteurs d'une forte symbolique: 

  • L'égide, bouclier en peau de chèvre orné d'une tête de Méduse et de têtes de serpents.
  • Le boulier, il a la forme des tables de la loi.
  • Une très haute lance ornée d'olivier, que la déesse tient contre elle, à sa droite.
  • Le grand serpent d'Athéna, posé sur les épaules de la déesse et qui lui dispense la sagesse dont il est le symbole.

Elle est également une déesse guerrière

Elle est souvent associée à la figure de la victoire (Niké) dans son combat des dieux contre les géants. Elle porte presque toujours un casque et l'égide, et elle protège de nombreuses cités grecques. C'est également elle qui fera naître l'olivier. Athéna incarne à la fois la prudence te la sagesse et la chouette qui l'accompagne souvent est le signe de sa clairvoyance.

Restauration

N'a été restaurée de cette statue que la partie inférieure qui en avait véritablement besoin suite aux dommages qu'elle avait subis en Algérie. Cette décision implique la disparition définitive des attributs significatifs présents initialement : le bouclier ayant la forme de table de la loi et le serpent sur un pilier, symbole de la sagesse. Ces deux éléments se trouvant de part et d'autre du corps de la déesse. A cela s'ajoute également une diminution de la hauteur de la statue, déterminée en fonction des dimensions du sanctuaire où elle devait être présentée. Il a fallu pour cela supprimer l'important sousbassement en bronze, diminuer la hauteur de la lance et la disparition de la couronne de feuilles d'olivier.


Crédit : Texte extrait de l'excellent article "La France selon Bourdelle" de Mademoiselle Henry-Virly, assistante de conservation. Pour approfondir la symbolique, retrouvez l'article complet dans  "Le Journal de Saint-Cyr Coëtquidan" N°2.

 

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